Olympe de Gouges,
Le Mariage inattendu de Chérubin
(1786)
“ Qu’en pensez-vous, Basile ? Basile, gravement. Il y a beaucoup de chose à dire là-dessus, Monseigneur. Le Comte, à Fanchette. Vous n’êtes pas aussi heureuse que votre cousine : elle adoroit Figaro. Le pauvre Nicolas, je crois, ne sera pas aussi fortuné. Fanchette. Si l’amour vient avec le tems, comme vous le prétendez, Monseigneur, il le sera un jour. Basile, à part. Il le sera, j’en suis sûr. Le Comte, à part. Inspirons-lui de la confiance. (Haut, avec bonté, à Fanchette.) Allons, ouvrez-moi votre cœur. Je veux au moins obtenir votre amitié. ”
