Élisabeth Brossin de Méré

Résumé

Élisabeth Brossin de Méré Charles, ou la Cour de Navarre… (1817)

Je me trouve ici à ravir.
— Pas moi, car je suis sûr que nous finirons mal: vous verrez que ce diable de fou voudra quelque jour nous immoler sur le tombeau de son prince comme il voulait sacrifier ce pauvre Almanzor.
— Dom Ambrosio ne le souffrirait pas. — Monsieur, je suis de l'avis d'Esope, qu'il faut mettre une distance suffisante entre soi et l'homme qui a perdu l'esprit, -Il n'y a rien à craindre, te dis-je. Mais, parle-moi d'Isabelle; n'as-tu donc rien appris? — Eh! que voulez-vous que j'apprenne; on ne la voit point ni sa duègne.
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré Charles, ou la Cour de Navarre… (1817)

Le son de la voix de Vicente, quoi qu'altérée par ses souffrances, frappa l'aumônier ; il crut le reconnaître, écouta sans interrompre le prisonnier, dans la crainte de se tromper ; enfin, approchant la lanterne qu'il portait du visage du comte , elle pensa lui échapper des mains, tant sa surprise et sa douleur furent extrêmes en reconnaissant dans cet infortuné qui paraissait n'avoir que quelques heures à vivre , le fîls de la duchesse de Sambrena.
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré Charles, ou la Cour de Navarre… (1817)

Ah! que n'ai-je péri au combat de Cocherel ! je serais descendu sans trouble dans le tombeau. Mais à présent je ne puis plus être que malheureux ; car jamais Vicente ne me pardonnera mon zèle indiscret sans que le duc m'en sache gré. Quittons un pays, où je ne puis qu'être en butte à des ennemis aussi puissans; retournons en Normandie. Et comme il se préparait à quitter l'hôtel sans retour, il vit entrer dans sa chambre la bonne Mariana qui, ayant entendu dire que Vicente était retrouvé, venait demander à son écuyer la confirmation de cette nouvelle.
Source : Gallica

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