Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Résumé

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Le barbier de Séville, ou La précaution inutile… (1853)

FIGARO.
Le coup aurait été trop beau !
A l'instant il allait me donner le trousseau Et la clé de la jalousie.
ROSINE.
La plus neuve de toutes.
BARTIIOLO, revenant, à part.
Bien!
Moi qui laissais ici ce barbier, imprudence (A Figaro, en lui donnant le trousseau.) Là, dans mon cabinet ; mais ne touchez à rien.
FIGARO.
Peste ! il y ferait bon, et votre méfiance!.
(A part, en s'en allant.) Voyez comme le ciel protège l'innocence !
SCÈNE V H.
BARTHOLO, LE COMTE, ROSINE.
BARTHOLO, bas, au comte.
Ce drôle au comte a porté le billet.
LE COMTE, bas, à Bartholo.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Le barbier de Séville, ou La précaution inutile… (1853)

BASILE, effaré.
Avec la fièvre ?
LE COMTE.
Ah ! c'est folie !
Il est pâle comme un mort.
FIGARO, lui tâtant le pouls.
Mais voyez le frisson, le mal qui l'assassine, Vient redoubler son effort ; Ce sera, je le devine, Une fièvre scarlatine.
BASILE, effrayé.
Scarlatine !
LE COMTE.
Il faut prendre médecine, Et croyez ce qu'on vous dit.
FIGARO.
Comme il a mauvaise mine !
TOUS.
C'est la fièvre scarlatine, Vite, allez vom mettre, au lit.
BASILE à part A èirercher en vain je m'occupe, Qui diable est ici la dupe ?
Ils sont tous dans le secret.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Le barbier de Séville, ou La précaution inutile… (1853)

FIGARO.
Je le crois bien; l'ennui n'engraisse que les sots.
ROSINE.
■ Avec qui parliez-vous là-bas en confidence?
FIGARO.
Avec un bachelier d'une grande espérance, Jeune, plein d'esprit, de talents, Et d'une agréable figure,
ROSINE.
Tout à fait bien, je vous assure.
Il se nomme ?
F.GAUO.
Lindor ; il est de mes parents, Il n'a rien; la fortune aurait pu lui sourire, Mais il est de Madrid parti trop brusquement.
ROSINE.
Il parviendra, monsieur, j'ose vous le prédire.
FIGARO.
Un grand défaut doit nuire à son avancement ; Il est amoureux fou.
ROSINE.
Yraiment ?
Source : Gallica

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