Résumé

Charles Revillout Beaumarchais et la Comédie espagnole… (1867)

Réunir tout ensemble la corruption la plus éhontée et l'amour de l'humanité, l'esprit de justice et la haine du Christ, le juste par excellence ; allier le culte de la raison avec le matérialisme le plus abject, le désir sincère du progrès, de la liberté, de la vérité, du bien-être social, avec le dédain des vertus et des principes qui chez tous les peuples et dans tous les temps ont assuré la possession de ces biens précieux, c'est, Messieurs , le spectacle inouï, étonnant, déconcertant, que présente la tin du XVIIIe siècle. On veut en même temps tous les contraires.
Source : Gallica

Charles Revillout Beaumarchais et la Comédie espagnole… (1867)

Pourquoi le Barbier de Séville et les Noces nous charment-ils encore ? Il y a pourtant bien des défauts dans ces deux pièces. Je ne parle pas de l'indécence, du mauvais ton, du mauvais goût, des quolibets, des rébus , du mélange bizarre de la recherche et du naturel, de l'emphase et de la simplicité; le public aime qu'on l'amuse ; il n'est pas trop difficile sur la qualité du plaisir qu'on lui donne pourvu qu'on le fasse rire, et, d'ailleurs, depuis quatre-vingts ans , il a tant vu de choses sur le théâtre , qu'il ne fait plus attention à ces misères.
Source : Gallica

Charles Revillout Beaumarchais et la Comédie espagnole… (1867)

Ne demandez pas à Beaumarchais tant de grâce et tant de poésie'; il veut sans doute, il sait peindre la nature humaine, mais il veut aussi représenter une société vicieuse, faire un pamphlet en même temps qu'une comédie, et la satire lui fait souvent oublier le drame. Puis ne faut-il pas qu'il se mette en scène, qu'il se glorifie dans la personne de Figaro, comme plus tard, quand il voudra régénérer l'opéra, il se glorifiera dans Tarare.
Source : Gallica

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