Adolphe Poujol

Résumé

Adolphe Poujol Le Krach social (1892)

Si l'on ne retrace que les exceptions, ce n'est plus une comédie mais une pièce de fantaisie.
Le succès est dû parfois à une idée libidineuse, bien entendu, quand elle est présentée avec esprit.
La société ne présente que des contradictions. Des mères de famille mènent leurs jeunes filles entendre une pièce graveleuse, pourvu que ce soit dans un théâtre de bonne compagnie, les innocentes prennent des leçons d'amour; nos ancêtres, plus sévères que nous, en apparence, n'auraient pas toléré le dévergondage sur une scène fashionable.
Source : Gallica

Adolphe Poujol Le Krach social (1892)

Paris, la ville des plaisirs et de l'industrie, possède des merveilles de tous les genres : les découvertes de la science, la splendeur des musées, les beautés de l'architecture, les chefs-d'oeuvre artistiques et littéraires; exceptons une certaine littérature malsaine, ordurière, qui pervertit la pureté du goût et le sens moral de la nouvelle génération.
On s'habitue si bien à un langage baroque et décolleté; des dames du monde ne craignent pas de courir entendre les artistes qui débitent avec talent des mots risqués.
Source : Gallica

Adolphe Poujol Le Krach social (1892)

Lorsqu'un poète qui rêve l'idéal, aperçoit dans une boutique de pâtisserie un essaim de jeunes filles sveltes et presque aériennes, se bourrant de gâteaux et buvant des petits verres de vin, il perd ses illusions et maudit le matérialisme fin de siècle. Il ne sait donc pas que dans tous les siècles, nos charmantes et angéliques dulcinées ont toujours été aussi friandes que coquettes, aimant la poésie de la cuisine et l'adulation de leurs charmes.
Source : Gallica

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