Résumé

Henri Duvergey Conférences sur les rapports entre la littérature et les moeurs (1874)

On a dit que le demi-monde est, devenu un monde tout entier; ne pourrait-on pas s'écrier aujourd'hui que le roman forme une littérature tout entière? Le demi-monde a produit ce qu'il pouvait produire ; le romancier n'a pas craint d'y chercher souvent le type de ses héros, de ses vertus animales et de ses vices honteux. Dans l'un comme dans l'autre, la trahison, l'adultère, le suicide et l'athéisme, son'père, y sont fêtés et couverts du sentiment le plus sacré, le plus inné dans le coeur de l'homme : l'amour!
Source : Gallica

Henri Duvergey Conférences sur les rapports entre la littérature et les moeurs (1874)

Alfred de Musset n'est pas un poète politique comme Béranger, il est bien plutôt le poète de l'irréligion et du matérialisme, des désirs et des voluptés sensuels. A ses yeux, l'immortalité de l'âme, les peines et les récompenses de l'autre vie, ces deux fondements de toute société, sans lesquels il ne saurait y avoir ni bien ni mal, ni vice ni vertu, ne sont que des hypothèses ou plutôt que les inventions de l'intérêt, de l'imagination ou de la peur.
Source : Gallica

Henri Duvergey Conférences sur les rapports entre la littérature et les moeurs (1874)

Ce que nous publions aujourd'hui est le résumé fidèle de Conférences que nous avons faites devant des jeunes gens, sur un sujet tellement complexe et tellement vaste, qu'il exigerait un grand nombre de volumes si on voulait l'épuiser : la littérature, en effet, c'est l'ensemble des productions de l'esprit depuis la philosophie jusqu'à la poésie ; les moeurs, c'est ce qui constitue la vie d'un peuple, depuis sa conduite privée jusqu'à ses croyances religieuses, jusqu'à son système politique, car s'il y a les moeurs privées, il y a aussi les moeurs
publiques.
Source : Gallica

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