Frédéric Gaëtan de La Rochefoucauld-Liancourt, Esprit des écrivains du 18e. siècle… (1809)
“ Cet écrivain si aimable quand il ne s'attache qu'à briller, et si vif, si gai, quand il plaisante légèrement, lorsqu'il lance les traits de la satire, n'est que venimeux, et alors répugne au lieu de plaire. La haine et l'envie l'inspirent seules; son style n'a plus d'élégance, ses pensées plus de délicatesse, et ses injures sont grossières. Il a passé les bornes que la satire doit se fixer à elle-même. Lorsque Voltaire, aveuglé par la haine, donne à Fréron des noms que je serais honteux Je répéter, le dégoût m'empêche de rire, et je suis tenté de proscrire la satire elle-même. ”
