Résumé

Louis-Joseph Alvin Eugène Robin, poète, critique et publiciste (1867)

Aujourd'hui, pour aller jusqu'au Rhin, il faudrait marcher sur un peuple et l'anéantir. La faiblesse même de la Belgique fait sa force. Si elle ne veut pas être française, elle ne le sera pas. L'Autriche, la Prusse et la Russie ont pu s'approprier la Pologne par le droit du plus fort; la France, qui n'a surtout de prépondérance que par sa
mission unique de nation civilisatrice, la France ne peut pas se permettre aujourd'hui cette iniquité. Il ne lui est pas permis, sous peine de suicide, d'anéantir une nationalité sans le consentement du peuple, si petit qu'il soit.
Source : Gallica

Louis-Joseph Alvin Eugène Robin, poète, critique et publiciste (1867)

Eugène Robin fut le second des enfants issus de ce mariage; il vint au monde à Bordeaux le 19 octobre 1812, passa les années de sa première enfance à Lisbonne, puis à Londres, et dès l'âge de douze ans, se trouva, avec sa mère, sa sœur et son frère, fixé à Bruxelles.
Ainsi, un père doué des principales qualités qui font le véritable artiste, une
mère dont une éducation soignée avait orné l'esprit et dont l'infortune avait trempé le cœur, telle fut la souche d'où sortit ce rejeton qui promettait de devenir un arbre puissant et beau.
Source : Gallica

Louis-Joseph Alvin Eugène Robin, poète, critique et publiciste (1867)

Lui, poëte! lui, du génie! En vérité, il fallait s'être mis, comme il l'avait fait, en quarantaine au milieu des esprits indifférents ou sarcastiques qu'il rencontrait dans sa sphère brillante, pour avoir pu nourrir longtemps une illusion aussi facile à dissiper. Il est vrai que c'était l'homme le mieux organisé pour sentir la poésie ; mais c'est ce qui le rendait
impuissant à l'enfanter.
Source : Gallica

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