Saint-René Taillandier,
Revue des Deux Mondes
“ Il rêve qu’il marche encore à travers les rues sonores de la ville, accompagné de son noir licteur. Il est las, accablé, ses genoux plient, mais je ne sais quelle force inconnue le pousse toujours plus loin. Son cœur bat avec violence, son cœur se brise, et ses doigts se teignent du sang de sa plaie. Si de ses doigts ensanglantés il touche en passant une de ces vieilles maisons, la cloche des morts y sonne tout à coup, doucement, tristement. La lune, d’instans en instans, devient plus pâle, et les nuages passent en galopant, comme des chevaux noirs, sur sa face troublée. ”
