Jules Barbey d’Aurevilly,
Les Œuvres et les Hommes
“ Aisance, simplicité, naturel, battements de cœur qu’on sent dans les vers du poète comme l’artère de la vie dans la gorge de l’oiseau, toutes choses que M. Pécontal possède plus que personne, mais auxquelles l’esprit de notre époque préfère le rhythme, tourmenté, poli, aiguisé, affiné, savant enfin et si souvent vide ; le rhythme, dernière expression de la beauté poétique, et que l’Imagination dégoûtée finira par rejeter, pour sa peine d’avoir rejeté l’âme, — comme le roi de Thulé jeta à la mer sa coupe épuisée, quand ses yeux mourants n’eurent plus de larmes pour la remplir ! ”
