Eugène Pelletan,
Jarousseau : le pasteur du désert
(1877)
“ Voilà ce qui, en ce tempslà, était un apôtre. Lorsque le convoi atteignit la première maison de Saint-Georges, le pasteur fit déposer la jeune femme noyée sur un banc de pierre. La foule accourut de toutes parts avec des torches de résine pour reconnaître la victime. L'infortunée reposait doucement dans l'attitude du sommeil, la tête inclinée sur l'épaule, les cheveux déroulés, les bras pendants à son côté, les jambes raidies et les pieds nus sortant des plis de sa robe comme les pieds d'une statue des plis de son linceul. ”
