René Maizeroy,
L’Amour qui saigne
“ Or, certaine après-midi de mai, tiède, parfumée de senteurs errantes, où les abeilles bourdonnaient dans l’air trempé de bleu, où les oiseaux se répondaient de buissons en buissons, poursuivie par son éternel souci, Stylite de Penkaradec longeait, toute seule, la tête basse, un étroit chemin que les herbes folles envahissaient et que les pommiers couvraient d’un dôme fleuri. C’était dans les vergers du château ; — des vergers incultes, plantés depuis des siècles, et qui grandissaient sauvagement au gré de la nature comme une futaie inviolée. ”
