Paul Colin

Résumé

Paul Colin,  J. B. Jongkind (1931)

“ Il incarne le réalisme, et Troyon est refoulé dans la coulisse. L'autre ébranle l'école française, enfonce les barrières, menace les gens officiels, jongle avec des haltères énormes, roule des muscles comme des câbles de marine. Il est le bateleur déchaîné. Et Jongkind ne l'aime pas. Son art ne l'attire pas, ne l'inspire pas. Il le sent, au contraire, très différent du sien, — précisément parce qu'il vise à « démontrer » une doctrine, parce qu'il est apologétique. Jongkind n'a qu'une volonté : celle d'être un bon artisan. Courbet aspire au rôle glorieux de chef d'école. ”
Source : Gallica

Paul Colin,  J. B. Jongkind (1931)

“ Il est à tel point dominé Par elle, par ses anciennes préoccupations, par les amours de toute sa vie qu'il reprend pied, qu'il retrouve son équilibre et qu'il peint des toiles, d'ailleurs rares, mais d'une miraculeuse éloquence. On peut dire qu'à cette époque de sa vie Johann-Barthold ne vit plus que par son art. Il est vieux, malade, obsédé d'idées noires ; il cède de plus en plus à ses vices d'autrefois. Il ne lit pas ; il n'a aucun intérêt pour les
hommes qui l'entourent et les événements qui les passionnent.
”
Source : Gallica

Paul Colin,  J. B. Jongkind (1931)

“ La carrière de Jongkind est d'une surprenante unité. Les différences techniques qui séparent les œuvres du début de sa carrière et celles de la fin sont si rares et si peu apparentes qu'il faut les étudier minutieusement pour les déterminer.
Certes, la gamme change et la palette s'éclaircit jusqu'aux symphonies de gris argentés ; mais la structure et la conception restent analogues. La seule évolution qui soit perceptible vers la fin de sa vie est dans la touche, dans la façon de la poser sur la toile et dans le rôle qui lui est confié.
”
Source : Gallica

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