Gustave Coquiot

Résumé

Gustave Coquiot,  Maurice Utrillo, V, (1925)

“ J'attends toujours d'Utrillo un chef-d'oeuvre. Si je suis déçu, je ne me jette pas la tête contre un mur. Demain, je serai satisfait, enthousiasmé. Il en est d'Utrillo comme de ces maîtresses qui ont des brusques retours d'amour, à vous casser les reins ; ou de ces pur sang qui, sages aujourd'hui et se laissant conduire par un enfant, vous obligent le lendemain à des prouesses d'équilibre et de pince. Avec Utrillo, on n'est jamais tranquille, jamais en repos absolu. Je vous le dis : toujours une surprise en deçà ou au-delà. Utrillo, peintre pour un système
nerveux développé ?
”
Source : Gallica

Gustave Coquiot,  Maurice Utrillo, V, (1925)

“ A la belle Gabrielle, Maurice fut plus assidu encore ; mais, là, un rival lui fit vivre des heures noires. Ce rival, c'était Dépaquit. L'hôtesse préférait Dépaquit et cela enrageait Utrillo.
Dépaquit ! Ah ! la fantaisie même ! la fantaisie, je l'avoue, la plus hilarante, la plus décervelée, la plus cocasse, la plus inattendue, la plus foncière qui fût ! Et la fantaisie dans tout. Dans l'homme, dans le
vêtement, dans le logement, dans la manière de vivre, dans le dessin enfin.
”
Source : Gallica

Gustave Coquiot,  Maurice Utrillo, V, (1925)

“ Mais on me dit que, désormais, tous vos étés, vous les passerez dans votre « domaine féodal », au château de Saint-Barnard – je dis bien : Barnard, sis au bord de la Saône, et à trois kilomètres de Trévoux. Vous voyez, je donne votre adresse complète, ô Valadon – Utter – Utrillo, afin que le premier bougre venu puisse, aux jours chauds, quand le gosier lui gratte, aller s'asseoir dans une de vos tours rondes ou carrées, et lamper le pichet de vin frais qui l'emporte si aisément, même sur l'eau courante du ruisseau, ô idylle !...
un soir dans la cellule d'Utrillo.
”
Source : Gallica

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