Résumé

Robert de la Sizeranne Une heure à la collection Chauchard

« À Decamps l’Orient ! À Decamps la couleur folle ! À Decamps la lumière ivre ! À Decamps seul, — le soleil ! » Nous autres, devant cette chose cuite, lourde, roussie, nous demeurons perplexes comme des gens qui, d’un feu d’artifice éteint, ne voient plus que la carcasse. Mais d’une part le temps a dû patiner cette toile et la pousser au noir ; d’autre part, l’accoutumance aux peintures impressionnistes a singulièrement déplacé notre point de comparaison. À l’époque où parut Decamps, on n’avait jamais vu, dans la peinture française tout au moins, pareils effets de lumière.
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Robert de la Sizeranne Une heure à la collection Chauchard

« Aujourd’hui, elle fait honneur à son peintre. Le grand souci de Troyon était, en effet, la facture. Pour obtenir les tons frais des Hollandais, il employait les couleurs à l’état natif. Pour maintenir l’harmonie constante entre elles, il menait tout de front : le paysage, les bêtes, les lumières, les ombres, le ciel, piquant une touche ici, puis là, partout. « On peut dire que son tableau se faisait en rond... » dit son élève Van Marcke.
Ce fut aussi le grand souci de Rousseau, le tourment de sa vie, la pierre philosophale indéfiniment convoitée.
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Robert de la Sizeranne Une heure à la collection Chauchard

« Je suis Decamps, le peintre... voulez-vous me montrer ce que vous N faites ? » Cela se passait à Barbizon. Decamps venait à cheval de Fontainebleau où il était en train de peindre ce tableau que nous avons sous les yeux. Millet fit passer devant lui tout ce qui était digne de Decamps, et celui-ci, redevenu presque silencieux, regardait, comme un homme qui souffre regarde un heureux : « Ah ! c’est bon, c’est peint comme je voudrais peindre ; vous ne savez pas quel mal on a pour se débarrasser d’une mauvaise éducation ! J’aime voir la peinture robuste, saine, jeune... »
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