Résumé

Album-souvenir de la collection Armand Doria… (1899)

« En quoi, s'écrie le Comte Doria indigné, une jeune paysanne rendue d'après nature de la façon la plus exacte, la plus sincère, la plus réussie, est-elle plus vulgaire que le serait une jeune fille riche et élégante? » En ce sentiment très fin au point de vue artistique, très noble au point de vue humain, le Comte Doria se montrait autant l'ami que l'admirateur de Cals. Il aimait l'artiste pour ce sentiment d'intimité vis-à-vis de ses modèles, pour l'intérêt qu'il prenait à connaître et à rendre par la peinture leurs pensées, leurs mornes soucis, l'humble histoire de leur vie végétative.
Source : Gallica

Album-souvenir de la collection Armand Doria… (1899)

Parmi les œuvres de lui qui font partie de la collection du Comte Armand Doria, peinture, pastel ou dessin, il en est dont le regard ne se rassasie pas, dont l'enchantement vous poursuit comme d'une obsession.
Tout s'y trouve, l'harmonie et la force, le monde des visions extérieures et le mystère de la vision intime, l'édifice des formes et le frisson par où la vie circule dans ces formes, le réel qui parle de matière et l'irréel par où se révèle l'infini, ce qui ne serait pas s'il n'était le souffle même de l'éternité.
Source : Gallica

Album-souvenir de la collection Armand Doria… (1899)

Ceci nous amène à penser qu'en matière d'art le réalisme n'existe pas, au sens philosophique du mot. Dire que le paysagiste crée, c'est dire qu'il a mis dans son œuvre les caractères d'un idéal moral, qu'il a trouvé une règle de beau idéal, distincte du plaisir et de l'utilité, une mesure de beauté qui n'est jamais entièrement réalisée et nécessite un effort continu et sans relâche, une mesure supérieure, par conséquent, à la beauté matérielle et dont l'artiste porte en son âme la palpitation éternellement émue.
Source : Gallica

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