Pierre Mille,
Le bol de Chine; ou, divagations sur les beaux-arts
(1919)
“ Henri Rousseau leur tirait des coups de fusil, ce qui permet d’expliquer d’ailleurs que l’administration se soit trouvée heureuse de le pouvoir mettre à la retraite : mais un fantôme, tout le monde le sait, ne peut être tué de la main d’un mortel. Ceux-là se contentaient de reparaître à quelque autre place.Parfois, sans doute pour éloigner ces monstres, ou les apaiser, le douanier Rousseau prenait son violon, et jouait, sur les routes, des airs de sa composition ; car il était musicien. ”
