Henri Martin,
Voltaire et Rousseau et la philosophie du XVIIIe siècle
(1878)
“ Il avait vécu longtemps dans l'opinion qu'on appelle l'optimisme, qui admettait que tout est pour le mieux en ce monde, et qu'il ne tient qu'à l'homme d'être heureux. Cette opinion venait du grand philosophe Leibniz, qui la rattachait à une conception de la destinée de l'âme humaine, créée pour un progrès sans fin dans l'immortalité. L'optimisme était soutenable en montrant, comme faisait Leibniz, le bien à l'origine et au but de tout être ; mais on ne pouvait sérieusement le défendre lorsqu'on ne voyait l'homme que sur la terre, et que, comme Voltaire, on jugeait l'autre vie peu probable. ”
