Résumé

De la propagation des livres irréligieux depuis la restauration (1825)

La religion et la royauté semblèrent, un moment se retirer dans le ciel ; Dieu ne fut plus représenté sur la terre. Alors, sur un échafaud teint du sang des prêtres et des rois, l'impiété proclama le règne de la Raison. Il n'est pas nécessaire de retracer ici l'histoire de ce règne, faite pour épouvanter et pour instruire à jamais les nations et les rois.
C'est en vain que la philosophie, houteuse de ses propres excès, désavoue aujourd'hui tant de folies, tant d'attentats sans exemple dans les annales de l'univers.
Source : Gallica

De la propagation des livres irréligieux depuis la restauration (1825)

Au reste, si le pouvoir n'a rien fait encore pour prévenir les nouveaux désastres que ne peut manquer d'entraîner le débordement de tous les livres corrupteurs qui détruisirent la monarchie une première fois, ce n'est pas faute d'avoir été averti. On n'a pas oublié les énergiques réclamations d'un pontife dont l'église pleure la perte récente, et dont l'âme, fatiguée de soixante ans de combats contre l'impiété, retrouvait encore toute sa vigueur chaque fois qu'il s'agissoit de défendre la cause abandonnée de la religion.
Source : Gallica

De la propagation des livres irréligieux depuis la restauration (1825)

Mais après que la révolution a prouvé qu'une nation à qui l'on permet de rire de tout, finit par tout détruire; qu'il y a dans le peuple une logique terrible, et que son bras ne s'arrête que lorsqu'il a réalisé toutes les conséquences des principes qui ont égaré sa raison, quelle excuse peut justifier les ministres de Louis XVIII et de Charles X, qui ont permis que les générations naissantes s'empoisonnassent aux mêmes sources où leurs pères ont puisé la mort?
Source : Gallica

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