“ Adolphe, abattu par la douleur du capitaine qu’il aimait, et sincèrement affligé, ne répondit pas d’abord au second de la Julie. — Ah ! Reprit à part lui et à demi-voix, M. Dupuis, les jeunes gens s’imaginent qu’ils en savent plus que Dieu. Ils ne croient à rien, et ils regardent comme des fous ceux qui croient à quelque chose. Avec ça on fait de la jolie besogne ! Ce bourdonnement arracha le lieutenant à ses réflexions. – Mon Dieu, monsieur Dupuis, je sais bien que j’ai eu tort avec vous... Certainement j’ai foi à la Vierge et à tous les saints du paradis ”
Dupuis
Définition et enjeux
Le nom de « Dupuis » évoque une diversité d’approches, allant de l’analyse historique à la fiction littéraire. Charles-François Dupuis, dans Abrégé de l’origine de tous les cultes, explore les sources des croyances anciennes, tandis que Jeanne Marais, dans L’Aventure de Jacqueline, le situe dans un cadre narratif familial.
Paul Saint-Olive éclaire les origines nobiliaires des Pozzo-Dupuis, et H. Thureau le place dans un contexte colonial. Ces visions, issues de textes variés, révèlent une richesse du nom, mêlant histoire, religion et fiction.
Citations sur “Dupuis”
Jeanne Marais,
L’Aventure de Jacqueline
(1914)
“ Mme Dupuis — une agréable quinquagénaire dont les paupières fardées et les cheveux acajou décelaient une recherche esthétique de femme d’artiste — proposait sans façon : — Vous allez dîner avec nous, mon petit Bertin ! René se sentit faiblir ; il fallait qu’il se forçât à sourire et il avait un mal immense à mouvoir ses lèvres desséchées. Il contempla avec envie le bonheur de ces gens tranquilles. Mais Paul Dupuis le délivrait — disant à ses parents quelques mots que René n’écoutait point — et l’emmenait au dehors. — Eh bien ! questionna l’architecte. C’est arrangé ? Tu l’as vu ? ”
Charles Toubin, Revue des Deux Mondes
“ Émile Dupuis ! criai-je sans m’inquiéter de savoir si on pouvait m’entendre, elle va se marier avec Émile Dupuis ! Allons, réjouis-toi donc, Jean-Denis ; tu vas être de noces : comme tu vas t’y amuser ! Il faudra te faire faire un habit de drap fin, afin qu’elle te trouve bien aimable. Oui, moque-toi de moi, va, fille sans cœur. Jean-Denis n’est qu’un pauvre diable de vigneron, mais il n’a jamais trompé personne, lui. Ah ! si ce n’était le bon Dieu !... C’est ainsi que j’accusais Mlle Élisa. ”
Paul Saint-Olive,
Mélanges historiques et littéraires
(1868)
“ Cette indication est surmontée du dessin des armoiries, que j'ai relevées et confrontées avec celles de l'écusson en question : elles sont absolument semblables. Les Pozzo-Dupuis, au XVIIe siècle, étaient seigneurs de la Sarra. Il n'est fait mention de cette famille d'origine piémontaise, ni dans les Lyonnais dignes de mémoire, ni dans les Familles consulaires de M. de Valous. Ce fut probablement un prieur de la Platière vers le milieu du XVIIe siècle, Humbert-Louis Dupuis, qui décora la susdite chapelle des armoiries de sa famille. ”
Charles Toubin, Récits jurassiens : les contrebandiers du Noirmont… (1869)
“ J'aurais dû me dire aussi que Mme Dupuis était amie d'enfance avec Mme Roset, qu'elle avait une fille de même âge à peu près que Mlle Élisa, ce qui expliquait suffisamment les visites de celle-ci ; que sais-je ? qu'Emile Dupuis, à peine hors des écoles et encore sans place, n'était pas en position de se marier. J'aimai mieux mettre mon coeur sous la meule et l'y broyer à plaisir. Suzette Guyot n'avait cependant pas inventé ce mariage; le bruit en avait réellement couru; niais dans une petite ville il suffit qu'un garçon aille ”
H. Thureau, Le Tong-Kin colonie française.… (1883)
“ C'est qu'il a trahi nos alliés, ruiné Dupuis et sacrifié l'honneur de son pays. L'histoire sera sévère pour cet homme qui transforma la politique de recueillement imposée à la France par la — 60 — malheureuse guerre de 1870, en une politique d'abandon et de recul à outrance. Elle sera sévère aussi pouf l'amiral Dupré qui, après avoir encouragé et aidé l'expédition de Dupuis, la sacrifia ensuite à ses intérêts et à son ambition ; après avoir donné « carte blanche » à Garnier, le désavoua ; et qui, pour couronner son oeuvre, ratifia les mesures odieuses prises par Philastre (1) . ”
Jean Dupuis, L'ouverture du fleuve rouge au commerce et les événements du Tong-Kin… (1879)
“ Je vois qu'il est dit dans toutes les lettres de Votre Excellence qu'elle se contente d'expédier un simple envoyé au Tong-Kin. Maintenant M. Garnier prend illégalement les titres de Délégué de son gouvernement, chargé de régler les affaires relatives au commerce, commandant supérieur des forces militaires. Il ne convient pas à un simple envoyé de se grandir ainsi. De plus, au début, il aspire à se rendre célèbre et à se faire un nom en chassant Dupuis; maintenant il n'en fait rien, il veut de sa propre autorité décider l'ouverture du commerce et s'intitule lui-même le protecteur du Tong-Kin. ”
Eudoxie Dupuis, Cyprienne et Cyprien, par Mlle Eudoxie Dupuis (1878)
“ Au coup de huit heures, M. Dubourg entra dans la classe. L'expression de son visage était plus sévère que d'habitude, et c'est d'un simple signe de tête qu'il répondit aux : – Bonjour, monsieur, – des enfants, qui s'étaient levés en signe de respect. Il se dirigea vers l'estrade, adossée au mur, où il se tenait pour donner les leçons et surveiller la classe. En y arrivant, il jeta un coup ”
Alexandre Dumas,
Revue des Deux Mondes
“ La reine tressaillit ; Dupuy le remarqua et sourit. — Eh bien ! dit la reine. — Eh bien ! cette rencontre a changé ses projets, et sans doute aussi, ceux du chevalier, car il s’attendait à revenir à Paris seul, et à l’heure qu’il est, il y rentre sous bonne escorte ; il croyait retrouver son appartement à l’hôtel Saint-Pol, tandis que nous lui en gardions un au Châtelet. — Le chevalier en prison ! et pourquoi ? Dupuy sourit. – Vous devez mieux le savoir que nous, madame. — Sa vie ne court aucun danger, j’espère ? — Le Châtelet est bien près de la Grève, dit en riant Dupuy. ”
Eudoxie Dupuis, Cyprienne et Cyprien, par Mlle Eudoxie Dupuis (1878)
“ Ne me plaignez pas, madame, répliqua Cyprien. C'est à mon infirmité que je dois de connaître ce que l'amour d'une soeur a de plus tendre, de plus dévoué, de plus délicat. Si j'avais été doué comme les autres enfants, certes, Cyprienne m'eût aimé, son coeur s'attache si facilement ; toutefois je n'eusse jamais connu tout ce qu'il y a en elle de grand, de beau et de bon. Être déshérité, c'était avoir droit de sa part à un redoublement d'affection. ”
Eudoxie Dupuis, Cyprienne et Cyprien, par Mlle Eudoxie Dupuis (1878)
“ Cyprien ! Cyprien ! mon cher Cyprien ! s'écria la petite fille en s'élançant vers l'enfant ; et se penchant vers lui elle colla sa bouche sur la sienne ; mais en sentant contre ses lèvres ce visage raide et glacé, elle fut saisie d'une telle frayeur qu'elle poussa un cri et tomba sans connaissance. ”
Charles-François Dupuis,
L'origine de tous les cultes (Ed…
(18..)
“ Les hommes ont contemplé la lumière visible avant d'imaginer une lumière invisible ils ont adoré le Soleil, qui frappe leurs yeux, avant de créer, par abstraction, un Soleil intellectuel; ils ont admiré un monde, Dieu unique, avant de placer la Divinité dans l'unité même du grand Être qui renfermait tout en lui. ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ C’est Macrobe qui nous l’apprend, le même Macrobe qui nous a dit qu’au solstice d’hiver ou au 8 avant les calendes de janvier on peignait ce même dieu Soleil sous la forme d’un enfant naissant, et au printemps sous l’emblème d’un jeune homme fort et vigoureux. ”
Charles-François Dupuis,
L'origine de tous les cultes (Ed…
(18..)
“ Il y est peint, tantôt comme un dieu qui habite l'obscur Tartare, tantôt comme une divinité qui règne dans l'Olympe, et qui de la préside à la maturité des fruits que la Terre fait éclore de son sein. Il prend toutes sortes de formes il alimente tout il fait le taureau sacré que les Perses invoquent dans leurs hymnes. ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Il croit devoir donner au Monde et au Ciel le nom de cause suprême et de Dieu. Suivant lui, le Monde travaille éternellement en lui-même et sur lui-même ; il est en même temps et l’ouvrier et l’ouvrage. Il est la cause universelle de tous les effets qu’il renferme. Rien n’existe hors de lui ; il est tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera, c’est-à-dire, la Nature elle-même ou Dieu ; car, par Dieu, nous entendons l’Être éternel, immense et sacré, qui, comme cause, contient en lui tout ce qui est produit. ”
Alexandre Dumas,
Joseph Balsamo
“ Tu es content, n’est-ce pas ?... Ta dauphine arrive, son service se fait à merveille, tu es riche comme Crésus, de ta cassette particulière ; c’est au mieux. Maintenant donc que rien ne t’inquiète plus, fais-moi le plaisir de me remonter ma pendule. Le dauphin ne remua point. — Sais-tu, dit Louis XV en riant, que j’ai envie de te donner l’emploi de premier horloger du château, avec un traitement, bien entendu. Le dauphin baissa la tête, et, intimidé par le regard du roi, il reprit sur le fauteuil le grattoir et la roue. ”
Charles-François Dupuis,
L'origine de tous les cultes (Ed…
(18..)
“ Lorsqu'on approche de cet horrible séjour, l'on entend les coups de fouets qui déchirent le corps de ces malheurux leurs gémissements plaintifs se mêlent au bruit des chaînes qu'ils traînent. On y voit une hydre effrayante par ses cent têtes, qui est toujours prête à dévorer de nouvelles victimes. ”
Eudoxie Dupuis, Cyprienne et Cyprien, par Mlle Eudoxie Dupuis (1878)
“ Claude Rabuteau s'était montré, comme sa femme, profondément affligé du malheur qui avait frappé Cyprien. Chaque fois qu'il rentrait de son ouvrage, à l'heure des repas, ce n'était qu'avec un serrement de coeur qu'il embrassait le petit garçon. En le trouvant si beau, si vif, si fort, si intelligent, il se voyait avec chagrin forcé de renoncer à l'avenir brillant que les parents rêvent toujours pour leurs enfants, et qui, selon lui, eût-été le partage de son fils s'il avait conservé toutes ses facultés. ”
Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 septembre 1861
“ À ces alertes et joviales vieillesses dont se réjouissent et s’enorgueillissent nos voisins, nous pouvons opposer chez nous la gauloiserie toujours en sève de M. Dupin. C’est toujours le même bon sens salé, la même prestesse à se démener sur le terre-à-terre de la réalité, la même rudesse paysanne qui n’a pas besoin d’avoir appris la politesse des cours pour flatter à propos la puissance régnante. M. Dupin est une personnalité trop originale et trop vivante pour que l’on puisse rien prendre de lui en mauvaise part. Il a le droit de tout faire et de tout dire, parce qu’il s’appelle Dupin. ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Il en fut de même de la fable du Tartare, destinée à effrayer le crime par la vue des supplices de la vie future. On suppose que cette terre n’offre pas partout le même spectacle, et que toutes ses parties ne sont pas de même nature, car elle a des gouffres et des abîmes infiniment plus profonds que ceux que nous connaissons. ”
Charles-François Dupuis,
L'origine de tous les cultes (Ed…
(18..)
“ Toutes les nations de l'Univers viennent se placer devant le trône et devant l'Agneau. Elles sont vêtues de blanc, elles ont des palmes à la main et chantent à haute voix Gloire à notre dieu qui est assis sur ce trône. On se rappelle que l'Agneau céleste ou le Bélier est le signe de l'exaltation du dieu Soleil, et que cet astre victorieux semble être porté dessus dans son triomphe. On entoure l'Agneau du cortège duodécimal dont il est le chef dans les signes célestes. ”
Dupuis et Cotonet, Revue des Deux Mondes
“ Que Dieu me pardonne, j’aime mieux entendre appeler l’amour un goût, comme sous Louis XV, et voir ma maîtresse fraîche et joyeuse avec une rose sur l’oreille, que de parler de vraie passion, comme aujourd’hui, et de vivre de larmes, d’angoisses, et de menaces de mort. Si une femme vous trouve joli garçon, et qu’elle vous paraisse bien tournée, ne saurait-on s’arranger ensemble sans tant de grands mots et d’horribles fadaises ? ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Il n’en est pas de même de la Terre. Si d’un côté elle partage éternité du Ciel dans sa masse et dans sa force et ses qualités propres, de l’autre elle porte dans son sein et à sa surface une foule innombrable de corps extraits de sa substance et de celle des éléments qui l’enveloppent. ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ C’est dans ces lieux charmants qu’arrive la jeune Nymphe pour se désaltérer. Elle boit, sans s’en douter, la liqueur délicieuse que Bacchus fait couler pour elle. Sa douceur la charme, et bientôt elle en ressent les étonnants effets. Elle s’aperçoit que ses yeux s’appesantissent, que sa tête tourne, que ses pas chancellent. Elle se couche et s’endort. L’Amour la voit, avertit Bacchus, et revole aussitôt dans l’Olympe, après avoir écrit sur les feuilles du printemps : « Amant, couronne ton ouvrage tandis qu’elle dort. Point de bruit, de peur qu’elle ne s’éveille. » ”
Charles-François Dupuis,
L'origine de tous les cultes (Ed…
(18..)
“ Au sein des ombres d'une nuit profonde et silencieuse, lorsque le Ciel est chargé d'épais nuages, quand tous les corps ont disparu à nos yeux, et que nous semhlons habiter seuls avec nous-memes et avec l'ombre noire qui nous enveloppe, quelle est alors la mesure de notre existence? ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Alors le Soleil s’éteint ; la Terre se dissout dans la mer ; la flamme dévorante atteint toutes les bornes de la création, et s’élance vers le ciel. Mais du sein des flots, dit la prophétesse, je vois sortir une nouvelle Terre habillée de verdure. ”
Charles-François Dupuis,
L'origine de tous les cultes (Ed…
(18..)
“ La plus grande de ces ouvertures est ce qu'on nomme Tartare; c'est dans cet immense abîme que pèce de flux et de reflux, semblable à celui de l'air qu'aspirent et forme sous la Terre un immense marais dans lequel les âmes des morts vont se rassembler. ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Déjà le Soleil brillait aux portes de l’Orient, et semblait appeler aux champs le pasteur et ses troupeaux, lorsque les Argonautes, ayant chargé sur leurs vaisseaux le butin qu’ils avaient fait sur les Bébryciens, se rembarquent et font voile vers le Bosphore. La mer devient grosse ; les flots s’accumulent en forme d’énormes montagnes qui menacent de retomber sur le vaisseau ; mais l’art du pilote en détourne l’effet. ”
Alexandre Dumas,
Joseph Balsamo
“ Le dauphin rougit et regarda M. de Choiseul, qui, le voyant embarrassé, se hâta de venir à son secours. — Enfin, sire, dit-il, l’épée a été croisée par deux hommes dont l’un insultait et dont l’autre défendait la dauphine. — Oui, mais lequel a été l’agresseur ? demanda le roi. Je connais Jean ; il est doux comme un agneau. — L’agresseur, à ce que je crois du moins, est celui qui a eu tort, sire, dit le dauphin avec sa modération accoutumée. — C’est chose délicate, dit Louis XV ; l’agresseur celui qui a eu tort... celui qui a eu tort... ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Quelle absurdité que d’admettre un Dieu infiniment bon, qui pourtant ne fait le bien qu’autant qu’on le presse, qu’on le sollicite, et qu’on l’y détermine par des prières et des offrandes ? Que j’aime bien mieux ces peuples qui n’adressent aucune prière au dieu bon ; parce qu’ils supposent que sa nature le porte à faire tout le bien qu’il peut sans qu’on ait besoin de le prier ! Quelle contradiction que d’admettre un dieu qui voit et connaît tout, et qui cependant veut que l’homme l’avertisse et l’éclaire sur ses besoins ”
Charles-François Dupuis,
L'origine de tous les cultes (Ed…
(18..)
“ Telle est la force vive qui renferme en lui l'univers ou cet assemblage régulier de tous les corps qu'une chaîne éternelle lie entre eux, et qu'un mouvement perpétuel roule majestueusement au sein de l'espace et du temps sans bornes. ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Il la prie de sécher ses larmes, qui pourraient être prises pour un augure sinistre par ses guerriers. En achevant ces mots, il échappe à ses embrassements, et il paraît déjà au milieu d’une foule nombreuse de peuple, tel qu’Apollon lorsqu’il marche le long des rives du Xanthe, au milieu des chœurs sacrés qui l’entourent. La multitude fait retentir l’air de cris de joie, qui présagent d’avance son succès. ”
Charles-François Dupuis,
L'origine de tous les cultes (Ed…
(18..)
“ Quel tableau, en effet, plus propre à attrister l'homme, que celui de la Terre, lorsque, par l'absence du Soleil, elle se trouve privée de sa parure, de sa verdure, de son feuillage, et qu'elle n'offre plus à nos regards que les débris de plantes desséchées ou tombées en putréfaction, de troncs dépouillés, de terres arides et sans culture, ou couvertes de neiges de fleuves débordés dans les champs ou enchaînés dans leur lit par les glaces, de vents fougueux qui bouleversent la Terre, les eaux et les airs, et qui portent le ravage dans toutes les parties du monde sublunaire! ”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Quoique ce Dieu fût partout, et fût tout ce qui porte un caractère de grandeur et de perpétuité dans ce Monde éternel, l’homme le chercha de préférence dans ces régions élevées où semble voyager l’astre puissant et radieux qui inonde l’Univers des flots de sa lumière, et par lequel s’exerce, sur la Terre, la plus belle comme la plus bienfaisante action de la Divinité. ”
Eudoxie Dupuis, Cyprienne et Cyprien, par Mlle Eudoxie Dupuis (1878)
“ En parlant ainsi, il donna à Cyprien une nouvelle poignée de mains, que celui-ci lui rendit cette fois de tout son coeur. En retournant à la maison, au lieu de causer avec sa soeur à sa manière, ainsi qu'il en avait l'habitude, en cherchant à attirer son attention sur les différents objets qu'il apercevait, Cyprien marchait la tête basse et comme absorbé dans une profonde rêverie. Un travail, un long et difficile travail, se faisait dans son âme. ”
