Résumé

A. Jal Revue des Deux Mondes

L’équipage, dis-je, qui avait un vocabulaire habituel assez peu édifiant, jurait, sacrait, roulait les R en ballottant le nom de Dieu dans ses clameurs, à tel point que ce ne fut qu’après trois ou quatre cris : « Au feu ! » que la voix du grand panneau et celle du matelot timonier, qui lui servait d’écho, parvinrent sur le gaillard d’avant.
— Au feu ! Au feu ! Et la voix se tut.
— Au feu ! répéta-t-on de toutes parts.
— Où est le feu ? dit le capitaine, qui monta à l’instant sur le pont, le visage tout effrayé.
— Le feu ! bon Dieu ! s’écria M. Dupuis. Sainte Vierge ! ayez pitié de nous !
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A. Jal Revue des Deux Mondes

Si vous ne croyez pas qu’il faille des vaisseaux et des marins pour protéger votre commerce et défendre votre honneur au loin, tout est dit. Mais, au moins, n’allez pas débiter partout que, si vous renoncez à la marine, c’est parce que la France n’en peut pas avoir. Elle le peut, car elle l’a pu déjà. Belle et heureuse économie que de réduire le budget de la marine, parce que l’Angleterre est un colosse, dit-on, avec lequel on ne peut pas lutter ! Ainsi voilà l’argument : « Il ne faut pas faire des efforts inutiles ; l’Angleterre est trop forte ! »
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A. Jal Revue des Deux Mondes

Ton sort est lié au mien...
— Que faites-vous là, imbéciles, à me regarder ? s’écria Adolphe en s’interrompant et se précipitant au milieu de l’équipage, qui paraissait glacé d’effroi. Parce qu’une femme devient folle, faut-il que vous deveniez fous ?
Madame Oppic fondit en larmes, et M. Dupuis marmotta entre ses dents : — Ayez pitié d’eux, Seigneur, parce qu’ils ne savent ce qu’ils font !
— Allons, reprit le lieutenant, qu’on monte ici tout ce qu’on pourra de vivres, d’objets les plus précieux, et nous aviserons ensuite à fermer l’abîme qui se creuse sous le pont.
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