Résumé

Louis Schauer de Marckolsheim Encore le droit de visite. Revue administrative de la marine française… (1842)

Si la France n'est pas engagée dans la guerre, elle reste neutre ; mais elle a concédé à l'Angleterre le droit de visite ; évidemment il n'y a plus de pavillon qui couvre la marchandise. Et songez-y bien, Messieurs, c'est avec les Etats-Unis qu'est votre principal commerce ; il est double et triple de celui que fait là aucun peuple du monde, de sorte qu'en portant atteinte à votre commerce avec les Etats-Unis, l'Angleterre porterait une atteinte énorme à la fortune, à la richesse de son ennemi les Etats-Unis, si elle était en guerre avec eux.
Source : Gallica

Louis Schauer de Marckolsheim Encore le droit de visite. Revue administrative de la marine française… (1842)

Ce que nous devons dire, sinon pour ceux-là, du moins pour d'autres, c'est que nous défions qu'on nous montre en quoi le droit de visite est utile pour l'abolition de l'esclavage. Ce droit s'exerce depuis dix ans : qu'a-t-il produit? Quel est le pays ayant besoin d'esclaves qui en ait manqué? En supposant que tous les Etats fussent d'accord pour exercer le droit de visite, il est certain qu'on ne parviendra jamais à empêcher cet. odieux trafic. — Le danger ne fait pas reculer les marins : il se rencontre toujours des hommes qui mettent leur gloire à le braver.
Source : Gallica

Louis Schauer de Marckolsheim Encore le droit de visite. Revue administrative de la marine française… (1842)

bureaucratie de la marine est la plus tracassière de toutes, parce que c'est celle de toutes qui échappe le plus à la lumière. Les hommes avec lesquels elle traite sont peu accoutumés à ces luttes, et ils y sont peu enclins. Ils aiment mieux, pour la plupart, souffrir que se plaindre, et l'hôtel de ce ministère devient alors une espèce de padischa où des chefs de bureau disposent sans contrôle sérieux des intérêts et des droits les plus sacrés.
Source : Gallica

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