Pelet de la Lozère

Résumé

Pelet de la Lozère Revue des Deux Mondes

Que ne feraient-ils pas aujourd’hui avec dix-huit millions d’habitans, dix vaisseaux de ligne et vingt frégates ! De quoi ne seront-ils pas capables dans vingt ans, quand ils auront trente à quarante millions d’habitans ! et quelle force la France ne peut-elle pas trouver dans cette alliance, si elle prend soin de la ménager ! En vain les États-Unis ont déclaré, en 1812, qu’ils n’étaient les alliés de personne, qu’ils ne prenaient les armes que pour leur propre cause, et qu’ils les déposeraient aussitôt que l’Angleterre aurait fait droit à leurs griefs.
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Pelet de la Lozère Revue des Deux Mondes

Pourquoi emploierait-on un subterfuge indigne d’une grande nation, quand on peut obtenir le même résultat par des moyens plus dignes d’elle ? La France, en rompant violemment les traités, manquerait au droit des gens dans le moment même où elle lui fait appel et en veut rétablir les principes. En employant, au contraire, la voie des négociations, en se prévalant du changement qui peut s’être opéré dans la traite des noirs, et du traité conclu par l’Angleterre avec les États-Unis, elle aura pour elle le droit et la raison.
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L’Angleterre répondit, quant aux marchandises, qu’elle ne pouvait pas souffrir que la France continuât son commerce sous un autre pavillon, et qu’elle devait lui faire subir tous les maux de la guerre, pour la contraindre à la paix ; quant aux matelots, que la guerre les lui rendait nécessaires, que son existence même en dépendait, et que la constitution n’admettait pas qu’un Anglais pût jamais se soustraire, même par la naturalisation en pays étranger, à l’allégeance envers son pays, qu’il se devait toute sa vie à son service.
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