Résumé

Auguste Colin Du Droit de visite. (Signé : Auguste Colin…

L'hypothèse d'une nation maritime plus forte, à elle seule, que toutes les autres réunies, est inadmissible; car toutes les nations du globe, maritimes ou continentales, tendront toujours à empêcher le développement d'une pareille puissance. Il ne serait donc possible d'obtenir la suprématie maritime qu'en asservissant les États continentaux euxmêmes. En d'autres termes, pour posséder l'empire universel de la mer, il faudrait posséder aussi l'empire universel de la terre. Or, nous sommes à une époque où les peuples ni les individus ne font plus de pareils rêves d'ambition.
Source : Gallica

Auguste Colin Du Droit de visite. (Signé : Auguste Colin…

Être arrêté dans sa route, visité, questionné, obligé d'exhiber ses papiers de bord, tout cela est fort peu agréable pour un capitaine et son équipage, alors même qu'on y met toutes les formes de la légalité, tous les égards de la politesse. Afin d'éviter ce désagrément et ce retard souvent préjudiciable, il n'est pas de capitaine marchand qui, dans l'intérêt même du voyage et des armateurs, ne se croie permis une sorte de mensonge officieux, un déguisement de pavillon, qu'il regarde, après tout, comme chose fort innocente.
Source : Gallica

Auguste Colin Du Droit de visite. (Signé : Auguste Colin…

Les auteurs les plus célèbres en matière de droit des gens ne sont point sortis de cet antagonisme, et, selon qu'ils écrivaient sur le continent ou en Angleterre, ils défendaient le mare liberum ou le mare clausum. Historiquement, les traités et les actes politiques ont toujours, dans des proportions plus ou moins considérables, consacré l'une ou l'autre de ces doctrines.
Les défenseurs de la liberté maritime, les jurisconsultes du mare liberum, ont imaginé une fiction qui consiste à dire : « Chaque navire est le prolongement du territoire de la nation à laquelle il appartient. »
Source : Gallica

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