Extradition

Définition et enjeux

Portrait de William Beach Lawrence William Beach Lawrence,  Études sur la juridiction consulaire en pays chrétiens et en pays non chrétiens et sur l'extradition (1880)

“ L'extradition des malfaiteurs, dit l'exposé, est dominée par le principe de la réciprocité. Il est inutile d'en chercher ailleurs la justification. Le gouvernement qui réclame l'extradition de ses nationaux, accusés ou condamnés par la justice criminelle, accomplit un devoir qui appartient, en tous les pays, au pouvoir exécutif; il s'efforce d'assurer l'exécution d'une décision de justice. Sa puissance expire aux limites de la frontière. Aussi, n'use-t-il pas d'un droit, n'invoque-t-il point une obligation, il se borne à solliciter la remise du fugitif. ”
Source : Gallica

Henri Gilbrin,  Traité pratique de l'extradition… (1886)

“ L'extradition, sans être une peine à proprement parler, est cependant une mesure extrêmement rigoureuse, puisqu'elle entraîne forcément l'arrestation provisoire de l'inculpé souvent pendant un délai assez long. Cette raison, jointe au peu d'utilité que présente la répression et aux frais qu'exige la procédure, a fait penser qu'il ne fallait recourir à l'extradition que pour des faits présentant un certain caractère de gravité. Les crimes, les délits motiveront seuls une extradition. ”
Source : Gallica

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