C. Séruzier

Élements biographiques

C. Séruzier Précis historique sur les codes français… (1845)

Le plus grand bienfait que puisse procurer à un peuple l'uniformité de ses lois, est évidemment l'unité nationale. C'était dans ce butque Louis XI voulait une réforme législative : chacun reconnaît aussi que la France doit son imposante unité à l'uniformité de sa législation. S'il en est ainsi, on peut dire que l'attitude que prend la Prusse dans la question d'une législation commune à toute l'Allemagne, lui est sans doute dictée par un instinct de conservation, car elle serait certainement absorbée dans la grande unité qui se formerait.
Source : Gallica

C. Séruzier Examen du projet de loi sur l'extradition… (1880)

Nous y verrons que les infractions punies de peines au-dessous de deux ans d'emprisonnement au minimum sont tout à fait spéciales et très rares, on peut dire que les délits proprement dits sont comme les crimes susceptibles d'extradition. Il est encore à remarquer qu'on n'a égard à la peine applicable que pour la poursuite, mais que s'il y a condamnation, fût-elle d'un mois seulement, l'extradition est possible. Pourquoi n'avoir pas appelé l'attention du législateur sur cette distinction? Le délinquant qui s'expose à un exil de cinq ans, pour éviter un mois de prison, n'est-il pas assez puni?
Source : Gallica

C. Séruzier Examen du projet de loi sur l'extradition… (1880)

Il suffit en effet qu'un crime, même commun, ait été inspiré par un intérêt exclusivement politique pour que son caractère se modifie immédiatement, au moins au point de vue du droit international; ce crime n'est plus empreint de cette immuable perversité qui met son auteur au ban de toutes les nations; l'élément politique, sans l'excuser, en atténue la portée et les dangers ; il n'y a plus le même intérêt pour le gouvernement étranger à prêter son concours au gouvernement offensé.
Source : Gallica

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