Résumé

C. Séruzier Examen du projet de loi sur l'extradition… (1880)

Le crime peut être imaginaire et arrangé en vue d'une demandé d'extradition qui ne sera pas refusée par la France, mais la supercherie ne sera connue qu'après le retour du fugitif en Angleterre ou en Amérique.
Nos magistrats ne devraient pas être exposés à prêter les mains à de tels calculs. Le défaut d'harmonie dans les institutions nous a aussi empêchés jusqu'ici de conclure un traité d'extradition avec la Russie. Chaque demande est l'objet d'une négociation spéciale, car il n'est pas besoin d'un traité général pour accorder une extradition.
Source : Gallica

C. Séruzier Examen du projet de loi sur l'extradition… (1880)

Si nos voisins d'Outre-Manche permettent à l'étranger de plaider son innocence, c'est qu'ils obéissent en cela à un sentiment exagéré de respect pour la liberté individuelle, c'est pour défendre le principe appelé par Montesquieu la pierre angulaire de leurs institutions, que le juge a pour première mission de constater, si le fait, à le supposer accompli sur le sol de la GrandeBretagne, tombe sous l'application de la loi anglaise.
Source : Gallica

C. Séruzier Examen du projet de loi sur l'extradition… (1880)

Il suffit en effet qu'un crime, même commun, ait été inspiré par un intérêt exclusivement politique pour que son caractère se modifie immédiatement, au moins au point de vue du droit international; ce crime n'est plus empreint de cette immuable perversité qui met son auteur au ban de toutes les nations; l'élément politique, sans l'excuser, en atténue la portée et les dangers ; il n'y a plus le même intérêt pour le gouvernement étranger à prêter son concours au gouvernement offensé.
Source : Gallica

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