Résumé

Rossi Revue des Deux Mondes

La licence et la tyrannie, le crime le plus odieux et le dévouement le plus sublime, la grandeur et la bassesse, l’enthousiasme et le dédain pour les mêmes choses, pour les mêmes principes, l’activité et l’énergie, l’épuisement et la fatigue, donnent à la société des apparences inattendues et diverses. À quelques jours de distance, le pays semble profondément changé, les hommes et les choses ne sont plus reconnaissables, et c’est alors que l’observateur, surpris, confondu, se persuade, en voyant la révolution reprendre haleine, qu’elle s’est arrêtée à mille lieues du but primitif.
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Rossi Revue des Deux Mondes

On a peut-être moins d’énergie, moins de dévouement, moins d’enthousiasme pour sa cause ; on y apporte plus de raison, plus d’habileté, plus de mesure. L’élan est moins grand, mais le succès est certain, sans regrets, sans complications, sans retours ; et, ce qui plus est, l’avenir ne se trouve pas enchaîné par les souvenirs et la terreur du passé.
Mais si du général on descend au particulier, et du possible au réel, que doit-on penser de la révolution française ?
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Rossi Revue des Deux Mondes

L’Angleterre n’est pas intervenue. L’équivoque est trop forte, et c’est cependant sur cette équivoque que se fonde la prétention des États-Unis. L’Angleterre met chez elle à exécution ses principes, ses lois, et on appelle cela intervenir ! Elle intervient dans les affaires des États-Unis, parce qu’elle ne veut pas, sur son territoire à elle, déployer la force à leur profit, saisir des hommes et les leur livrer ! Elle intervient parce qu’elle s’abstient, parce qu’elle ne permet pas que des constables et des soldats anglais se transforment en constables et en soldats de l’Amérique !
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