Résumé

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Philosophie de l’histoire des États-Unis (1898)

De tels hommes, — qu’ils soient dans le vrai ou le faux, — excitent évidemment l’admiration du peuple qui les entoure et lui servent de modèles ; on s’inspire de leurs actes, on imite leur conduite. De là — et point d’un instinct mercantile — est venue cette soif du dollar, caractéristique de la civilisation américaine et dont les Européens ne comprennent guère la nature ni la portée. Dans le dollar, l’Américain cherche beaucoup moins l’argent que la force, la jouissance que le pouvoir, la satisfaction d’être riche que la gloire de l’être.
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Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Philosophie de l’histoire des États-Unis (1898)

Nous ne nous rendons pas bien compte du contraste que présente l’histoire des États-Unis avec celles des autres nations, non seulement parce que nous songeons rarement à l’étudier, mais surtout parce que, lorsque nous l’étudions, c’est par lambeaux, si l’on peut ainsi dire, — et de la sorte, nous n’apercevons pas l’étourdissante rapidité avec laquelle la puissance américaine a été édifiée. L’Américain, qui procède autrement, est saisi par ce contraste.
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Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin La Philosophie de l’histoire des États-Unis (1898)

Bornons-nous à relever, dans les annales des États-Unis, pas mal d’accoutumances militaristes et socialistes et demandons-nous s’il existe un frein, quelque chose qui, en dehors de la sage parole de Washington, — si longtemps écoutée, mais affaiblie aujourd’hui par la distance des années et l’évolution des esprits, — puisse retenir les États-Unis sur la pente de l’ingérence extérieure ou de la transformation radicale à l’intérieur.
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