Résumé

P. Dillon Revue des Deux Mondes

Le peuple, fortement intéressé à la lutte, prit parti pour ou contre les combattans, selon qu’il se laissait entraîner par ses intérêts, ses goûts ou ses préjugés. Bientôt il y eut des opinions, des partis, une littérature, non une littérature vieille et décrépite, mais jeune, pleine de vigueur, ayant foi en elle-même et dans l’avenir. C’est le grand siècle intellectuel de l’Amérique. Jefferson, Hamilton, Franklin, noms justement chers aux Américains, se montrèrent à la tête de ce brillant mouvement.
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P. Dillon Revue des Deux Mondes

Pour rétablir entre le passé d’une société et son présent une harmonie que des évènemens imprévus ont rompue ; pour mettre ses vieilles habitudes d’accord avec ses besoins nouveaux, avec ses tendances providentielles, pour diriger en un mot ce travail si complexe, il faut des esprits calmes, éclairés et prévoyans ; il faut une foi, mais une foi que modèrent l’expérience et un sentiment profond de l’imperfection de la nature humaine. Le peuple américain, du reste, n’a pas eu à se repentir d’avoir chargé ses écrivains de la haute mission de présider à sa réorganisation sociale
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P. Dillon Revue des Deux Mondes

Il y a là de quoi faire honneur à une société calme, forte et régulière, et dont l’organisation politique remonterait à une époque beaucoup plus reculée. Nous sommes, sur ce dernier point, presque de l’avis de M. Vail, qui a fait incontestablement œuvre de bon citoyen en voulant révéler à l’Europe tout ce que la littérature américaine peut contenir de richesses. Nous devons lui dire toutefois que ce qui attire le plus la curiosité sur les travaux intellectuels de ses compatriotes, c’est l’espoir d’y rencontrer non pas le beau, non pas le noble, mais le singulier, l’excentrique.
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