Louis Audain, Discours à trois jeunes Haïtiens… (1858)
“ Renoncez donc à l'erreur que je combats en ce moment, renoncez à toutes celles dont j'ai parlé, Haïtiens, qui aimez votre patrie, pères qui affectionnez vos enfants, qui êtes soucieux de leur avenir ! Envoyez-les eu Europe recevoir une instruction complète, et surtout évitez d'en vouloir faire des demi-savants ! Hâtez-vous, de grâce! Le temps s'en va, nous vieillissons pour mourir, nos fils grandissent. Vos fils grandissent..., ils grandissent, compatriotes, ces enfants de vos coeurs, et leur esprit demeure stérile, et leur cerveau ne reçoit rien !... ”
