Frédéric Lock

La patrie (1851)

Résumé

Frédéric Lock La patrie (1851)

Charlemagne est le Napoléon de ce temps. Comme le Napoléon du xixe siècle, il est tout à la fois guerrier, législateur, administrateur ; il étend l'Empire frank presque jusqu'aux limites de l'Europe; la défaite de Roncevaux est pour le moyen-âge un événement aussi grandiose que l'est pour nous la bataille de Waterloo ; mais, plus heureux que Napoléon, Charlemagne ne voit pas, de son vivant, crouler l'édifice qu'il a élevé. Toutefois, l'empire de Charlemagne ne lui survécut pas; mais il avait fondé la prépondérance de la France, il l'avait véritablement constituée en nation.
Source : Gallica

Frédéric Lock La patrie (1851)

Le Gaulois est, non plus esclave, mais serf, sa main n'est plus chargée que des outils du travail; courbé vers la terre, il la cultive pour le Frank. La langue des Romains disparaît graduellement et se transforme insensiblement en une langue nouvelle qui sera un jour l'admirable langue française. L'antique religion de Rome a disparu depuis longtemps. La Gaule était chrétienne avant l'arrivée des barbares. C'est la seule chose que les Franks ne lui enlèvent pas ; bien plus,
conquérants de la terre des Gaulois, ils sont conquis par la religion des vaincus.
Source : Gallica

Frédéric Lock La patrie (1851)

Peut-être, en effet, viendra-t-il un temps où s'effaceront toutes distinctions de races, de couleur, de patrie, de religion. Les hommes qui vivront alors suivront la loi de leur temps, comme nous devons suivre celle du nôtre. L'amour de la patrie ne commande pas nécessairement de haïr les hommes d'une autre nation. Haïssons-nous ceux qu'aucun lien ne nous attache, parce que nous avons une affection particulière pour ceux de notre famille? Non, sans doute, Eh bien, il en est
de même pour l'amour de la patrie.
Source : Gallica

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