E. Caro, L’Idée de la patrie, ses défaillances et son réveil
“ Des deux côtés, d’une part avec l’utopie généreuse de la paix et de la concorde, d’autre part avec la chimère plus dangereuse d’une dernière révolution à faire, la révolution sociale, on battait en brèche les remparts de la patrie. On chantait dans les livres, dans les conférences et dans les rues la Marseillaise de la paix, on s’enivrait de ce refrain sublime : « les peuples sont pour nous des frères ! » Nous l’avons vue à l’œuvre, cette fraternité des peuples ! Quand elle n’est pas réciproque et garantie, elle n’est rien autre chose qu’une mystification sinistre. ”
