Résumé

É. Lamy À propos d’alliance russe

La patrie, n’ayant plus charge de tout le trésor qu’elle gardait autrefois, n’a pu rester l’objet d’une sollicitude aussi inquiète, d’un amour aussi exclusif. Et cette transformation du patriotisme n’est pas seulement inévitable, elle est heureuse. Car c’est un grand progrès de la civilisation que les biens les plus essentiels de l’homme, au lieu d’avoir pour garantie la force inconstante de chaque nation, trouvent leur sûreté permanente dans un respect universel. Grâce à cette sûreté, une vie de plus en plus commune déborde par-dessus les frontières et unit les peuples.
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É. Lamy À propos d’alliance russe

Vieille connaissance en effet que cette haine de l’ordre social, et sous son masque slave revoici la figure de Rousseau ! La différence est que Rousseau admet comme unique loi l’instinct, et Tolstoï l’Evangile ; que l’un fonde la société sur l’état de nature et l’autre sur l’état de grâce. Mais la grâce n’est pas plus rassurante que la nature dans les hommes à qui leurs instincts enseignent le mal et auxquels l’Evangile ne le désapprend pas. Dans toute société, ils existent, et partout où ils existent, que devient la paix si contre eux rien ne défend la morale de la nature et de l’Evangile ?
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É. Lamy À propos d’alliance russe

La guerre était pour un Romain le moyen légitime d’exercer sur les races inférieures sa souveraineté naturelle, et tous les droits qu’il pouvait prendre, son patriotisme consistait à s’en emparer.
Le christianisme a créé un ordre nouveau et tout contraire, en révélant aux hommes de toute race l’unité de leur origine et la noblesse égale d’une destinée immortelle. L’antiquité avait dit : « L’homme est un loup pour l’homme ; » l’Evangile a dit : « Que l’homme soit pour l’homme un frère ! »
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