É. Lamy

Élements biographiques

É. Lamy,  Revue des Deux Mondes

“ La civilisation ne peut s’établir sans le secours d’une loi morale. La civilisation a pour but de rendre l’homme plus heureux ; il ne saurait devenir plus heureux qu’en devenant meilleur ; et pour devenir meilleur, il faut que l’homme se sente contraint au devoir douloureux par une autorité infaillible et soit comme élevé par elle au-dessus de lui-même. Comment s’élèverait-il au-dessus de lui-même s’il n’a qu’en lui-même son point d’appui ? Par les religions qu’il crée, il ne cherche qu’à assurer à ses intérêts, à son égoïsme la protection d’un ciel complice. ”
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É. Lamy,  Revue des Deux Mondes

“ Partout, l’Église avait vu son influence entamée, ses frontières ouvertes, et dans le peuple qu’elle inspirait autrefois tout entier, maintenant incomprise, oubliée, muette, elle ne gardait qu’une minorité de fidèles autour de la hiérarchie sacerdotale.
Non seulement cette Église n’a pas été soutenue par l’État, elle a été sans cesse attaquée par lui. Le pouvoir prend les formes les plus opposées et passe dans les mains les plus diverses comme pour signifier par plus de preuves à l’Église l’inanité du rêve qu’elle poursuit. Elle a dû lutter toujours et contre la haine et contre l’ambition.
”
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É. Lamy,  En émigration

“ Napoléon toujours, Napoléon partout ! L’homme que Louis XVIII croyait condamné par l’Europe comme ennemi public, était toujours pour l’univers, les émigrés exceptés, le plus grand des hommes, le plus redoutable des adversaires : son alliance de famille, ses libéralités, sa gloire plaidaient sa cause jusque dans le palais de ses ennemis. Et, pour ouvrir contre un tel rival une chance aux Bourbons, il fallait qu’il fût vaincu par l’Europe et qu’il fût abandonné par la France. ”
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