Résumé

Revanche et relèvement. Travail… (1872)

A ceux qui, à tout propos et hors de propos, persistent à parler de revanche, il est temps,» écrivait dernièrement un des plus purs représentants du patriotisme lorrain (1) , et il n'est que temps «de répondre économie» et régénération. Nous avons à nous relever, c'est-à-dire à panser nos blessures, à sécher nos larmes, à relever nos ruines, à payer nos dettes, à réformer nos finances, nos institutions et nos moeurs surtout; à remplacer, par une génération nouvelle et meilleure, la génération qu'a fauchée ou dégradée la guerre ; à refaire le corps de la patrie, en un mot, et à refaire son âme.
Source : Gallica

Revanche et relèvement. Travail… (1872)

La séparation d'avec la France, cette séparation qui nous a été imposée... malgré nos protestations les plus énergiques et les plus unanimes, loin de diminuer notre affection» pour « celle que nous ne pouvons nous habituer à ne plus appeler notre patrie,... n'a fait que l'agrandir, l'épurer, la sanctifier en quelque sorte... Plus elle a été éprouvée, » cette patrie, «plus nous l'avons vue pressée, foulée aux pieds par un destin rigoureux, plus nous avons senti croître vis-à-vis d'elle notre amour et nos devoirs. »
Source : Gallica

Revanche et relèvement. Travail… (1872)

La France, si douloureusement mutilée et ruinée, serait encore entière: l'Allemagne, à peine moins atteinte par la misère et par le deuil, ne serait pas, comme elle l'est, courbée sous un joug qu'elle déteste et déchue de son antique renom de loyauté et d'honneur; la barbarie, soulevant contre la civilisation toutes les cupidités et toutes les violences d'un bestialisme sauvage, n'aurait pas engagé, contre les conditions premières de toute vie sociale, cette lutte effroyable et stupide qui sera le stigmate du dixneuvième siècle
Source : Gallica

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