Résumé

Louis de Ricard Le Cri de la France. La paix, la guerre… (1871)

Il n'y a aucune nécessité de défense pour l'Allemagne dans la revendication de ces provinces, pas davantage une nécessité d'obtenir, là, une frontière naturelle qui, au point de vue d'une indépendance nationale absolue, pourrait amoindrir, un peu, l'emploi odieux de la violence. L'Allemagne n'obéit plus, dès lors, qu'à un esprit de conquête et de convoitise pour nos territoires et de haine contre nous. « Ce n'est pas une barrière protectrice qu'elle veut » élever entre deux peuples voisins, mais un fer rouge « qu'elle veut enfoncer dans le coeur de la France ».
Source : Gallica

Louis de Ricard Le Cri de la France. La paix, la guerre… (1871)

Malgré leur infàme bombardement contraire à tous les droits des gens, il ne leur a pas moins fallu de quatre mois pour le réduire non par la force mais par la faim. Prendre Paris et faire la paix ; revenir en Allemagne se reposer de ses fatigues, retrouver sa famille et ses intérêts, y rapporter le fruit de ses rapines, et se faire payer par sa victime des frais énormes de guerre pour l'affaiblir, la ruiner encore davantage et conjurer la misère dans son propre pays affamé, paraît avoir été les espérances nouvelles et les soutiens des âmes et des courages.
Source : Gallica

Louis de Ricard Le Cri de la France. La paix, la guerre… (1871)

Est-ce la politique de conquêtes dont vous voulez parler au Reichstag, ô Guillaume, que la renonciation que nous obtenons pour nous de l'empereur aux trois évêchés, Metz, Toul, Verdun ; la cession de l'Alsace et de Brissac ; le droit de garnison dans Philisbourg et la promesse qu'aucune forteresse ne sera élevée sur la rive droite du Rhin, depuis cette ville jusqu'à Bâle ; la liberté de commerce sur le Rhin et ses deux rives ; et le concours amical de l'Allemagne pour nous faire obtenir la Lorraine ?
Source : Gallica

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