Résumé

Louis Simon Alsace et Lorraine. Le droit politique et international… (1871)

Il a fallu faire le coup d'état pour sauver la société, il a été impossible de différer plus longtemps l'unification de l'Allemagne ! La fin justifie les moyens et la morale, bonne pour le commun des mortels, est inapplicable aux hommes d'état obligés de réussir! Mais je vous dis: Non! La fin ne justifie pas les moyens, pas plus dans la vie publique que dans la vie privée. La fin et les moyens ne font qu'un, ce ne sont que les termes d'un seul et même développement, et l'emploi de moyens impurs suffit à empoisonner tout un développement jusqu'au bout.
Source : Gallica

Louis Simon Alsace et Lorraine. Le droit politique et international… (1871)

En général je ne nie fais aucune illusion sur les résultats qu'a produits et que peut encore produire la majorité du vote de tous. Cette majorité n'est pas plus infaillible que le pape ou qu'un roi par la grâce de Dieu ; elle ne donne pas toujours gain de cause à la raison et à la justice ; elle est loin d'être la dispensatrice de la vérité absolue. C'est un défaut inséparable de toutes les institutions humaines, quelles qu'elles soient. Il n'y a pas de vérité absolue, il n'y a que des vérités relatives.
Source : Gallica

Louis Simon Alsace et Lorraine. Le droit politique et international… (1871)

Faut-il ajouter, que le suffrage universel combiné avec le principe de majorité offre aussi la meilleure garantie de la paix sociale? La majorité est plus qu'un chiffre ; depuis longtemps, et par la royauté même, elle est appliquée comme principe dans tous les degrés de la hiérarchie administrative et judiciaire, jusqu'aux arrêts de mort. Gomment! la majorité ne représenterait qu'un chiffre et elle disposerait de la vie et de la mort des citoyens ! A défaut de la vérité elle produit du moins la plus grande probabilité.
Source : Gallica

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