Fernand de Dartein

Résumé

Fernand de Dartein Droit de conquête et plébiscite (1896)

Survivant d'un autre âge, il tient pour le droit de conquête. Jaloux de rester seul maître dans l'État, il ne veut rien devoir qu'à lui-même. Recevoir quelque chose d'autrui, tenir quelque accroissement de puissance ou de territoire de la volonté du peuple, serait pour lui un amoindrissement, une humiliation et, pour ainsi dire, un délit de lèse-majesté commis par lui-même contre lui-même. Car si le peuple peut donner, il peut aussi retirer, et alors adieu l'absolutisme, la légitimité... et le roi de Prusse !
Source : Gallica

Fernand de Dartein Droit de conquête et plébiscite (1896)

N'est-ce pas, en fin de compte, à cette imperturbable suffisance, à l'égoïsme qu'elle développe et à la dureté qui en dérive, qu'il faut attribuer la capture de l'Alsace-Lorraine, l'oppression systématique de cette malheureuse province, le dédain de ses sentiments, le mépris de ses revendications, l'ardeur à la germaniser, en un mot, toutes les plaies dont elle souffre depuis vingt-cinq ans? Pour que, sur la fin du XIXe siècle, un peuple ait osé rétablir, au centre de l'Europe, une nouvelle Vénétie, prise et gardée de force, il faut, en vérité, que ce peuple soit devenu fou d'orgueil.
Source : Gallica

Fernand de Dartein Droit de conquête et plébiscite (1896)

Le Parlement se compose de deux Chambres: la Chambre des Seigneurs et la Chambre des Députés. L'élection au suffrage universel est une conception abstraite et fausse. Peu importe le mode d'élection, pourvu que les représentants se trouvent à peu près désignés d'avance par leur passé et leur situation. Au fond, le Parlement a voix consultative, non délibérative. Le monarque prend son avis pour s'éclairer. Il a un droit supérieur ; il personnifie l'État.
Passant aux rapports des États entre eux, Hegel traite d'utopie l'idée d'une paix universelle et perpétuelle caressée par Kant.
Source : Gallica

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