Serment civique

Définition et enjeux

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière Histoire de la garde nationale… (1848)

Quoique notre sexe soit taxé de faiblesse et de timidité; quoique nous soyons exclues de l'honneur de la prestation de serment, ainsi que de l'inscription civique, nous osons néanmoins offrir à la patrie nos bras et nos jours; en conséquence, nous vous prions, messieurs, de vouloir bien nous permettre non-seulement de nous inscrire au registre des volontaires de la garde nationale de notre ville, mais aussi de prêter le serment civique d'être fidèles à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de toutes nos forces la constitution du royaume.
Source : Gallica

Portrait de Thomas Paine Thomas Paine Théorie et pratique des droits de l’homme (1791)

Le serment appelé en France le serment civique, savoir ; la nation, la loi & le roi, n’est point convenable. Si on le supprime entièrement, on ne le prêtera qu’à la nation seulement, comme en Amérique. La loi peut être, ou ne pas être bonne. Mais ici on ne peut la considérer que comme utile au bonheur de la nation, & par conséquent elle la renferme. Le reste du serment ne convient point, parce qu’il est évident que tout serment particulier doit être aboli. Ils sont les restes de la tyrannie d’une part, & de l’esclavage de l’autre.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature