Résumé

L.-A.-B. Brenet Essai de constitution républicaine… (1848)

Dans le système de l'élection directe par masses départementales , le scrutin secret n'est qu'une apparence. On ne peut renouveller l'épreuve ; par là sont ouvertes des chanses effrayantes à l'intrigue ou à des minorités incroyables, La dernière loi décidait qu'on pouvait être élu par deux mille voix ; c'est-à-dire que dans certains départemens la centième partie des électeurs pouvait faire des représentans. On arrivera à une parfaite sincérité de l'élection , en réunissant , non pas fictivement mais réellement dans un même collège tous les électeurs qui nomment le député ou les députés.
Source : Gallica

L.-A.-B. Brenet Essai de constitution républicaine… (1848)

Si le droit électoral appartenait exclusivement à quelques centaines de mille Français , le suffrage direct serait de beaucoup préférable ; mais il s'agit de faire voter des millions de citoyens et pour les faire voter directement, il faudrait en revenir à les fractionner par cantons , c'est-à-dire rendre impossibles au jour du vote la communication et le concert entre les électeurs d'un même collège , communication et concert qui , dans les temps ordinaires , sont de l'essence de l'élection. N'essayons pas de lutter contre la nature des choses.
Source : Gallica

L.-A.-B. Brenet Essai de constitution républicaine… (1848)

Le Président de la République nomme les ministres, les ambassadeurs, les ministres plénipotentiaires, les officiers des armées de terre et de mer, les membres des cours et tribunaux, et généralement les fonctionnaires des différentes administrations dont la nomination n'est pas réservée au Conseil de gouvernement ou dont l'élection n'est pas confiée aux citoyens. Il peut révoquer tous les fonctionnaires à sa nomination, à l'exception des officiers des armées de terre et de mer et des juges des cours et tribunaux'civils.
Source : Gallica

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