Marie d’Agoult,
XIV. ÉLECTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.…
“ Le peuple qui n’analyse ni n’examine, le peuple qui n’a jamais cru sérieusement à la mort de Bonaparte, et qui a toujours préféré les calamités glorieuses de ce règne magique aux humiliantes prospérités des règnes bourbonniens, entendant tout à coup retentir ce grand nom enveloppé de silence pendant quelques années, frémit, s’agite, se passionne ; sa magnanimité oublie tout ce qu’il a souffert ! Il ne se souvient que d’une chose : Waterloo et Sainte-Hélène ne sont pas vengés. Il faut que Bonaparte nous conduise à l’ennemi ; il faut que l’empereur soit président de la République ! ”
