Jules-François Richard

Résumé

Jules-François Richard Quelques mots sur la situation actuelle (1850)

La révolution religieuse nous a donné la liberté de conscience, fondement de toute autre liberté ; la révolution philosophique a eu pour conséquence l'égalité civile ; nous entrons dans la révolution économique qui nous vaudra la fraternité dans l'association, la fraternité politique, je veux dire le développement normal, par l'action du temps et des lois, des intérêts tous solidaires des citoyens. Le pouvoir ne peut plus être une fiction quelque haut qu'elle soit placée, mais la personnification même de la société dont il a l'administration
Source : Gallica

Jules-François Richard Quelques mots sur la situation actuelle (1850)

De même que les légitimistes auraient contre eux les bonapartistes, les orléanistes et les républicains, M. Louis-Napoléon, serait empêché par trois fractions en majorité. Mais ce n'est pas de cela seulement qu'il s'agit aussi pour lui, c'est de constituer quelque chose de définitif. Il faut bien un contrat de société, un acte écrit du peuple à son délégué. Qu'elle serait la nouvelle constitution ? M. Bonaparte ferait-il comme empereur ce qu'il n'a pas pu faire en qualité de président ?
Source : Gallica

Jules-François Richard Quelques mots sur la situation actuelle (1850)

Elle laissera aux anciennes opinions leur part d'influence par les voies de la discussion et de l'élection ; elle ne fait exception de personne, ne divise point l'Etat en riches et en pauvres, en producteurs et consommateurs, en hommes de loisirs et en ouvriers : la république ne voit que des citoyens utiles, et les convie indistinctement à travailler à l'édifice commun, elle fait appel aux plus nobles passions des coeurs.
Source : Gallica

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