Résumé

Lettre d'un simple garde national du canton de Cadillac à ses camarades

« voilà pourquoi on peut dire que la société, comme l'individu, ne remplit sa mission en ce monde et ne peut trouver son repos que dans l'application de plus en plus intelligente des principes supérieurs de la civilisation chrétienne, si indignement détournés de leur sens primitif par l'esprit de la révolution : principe de liberté, c'est-à-dire de responsabilité individuelle; principe d'égalité, c'est-à-dire de justice réciproque; enfin principe de fraternité, c'est-à-dire d'amour et de charité universelle. »
Source : Gallica

Lettre d'un simple garde national du canton de Cadillac à ses camarades

Méfiez-vous donc de ces hommes qui renient le passé comme si tout avait été ténèbre avant eux et s'ils n'étaient pas fils de leurs pères! qui veulent établir des catégories de citoyens et préconisent dans la société la lutte et l'antagonisme de tous les hommes, avec le langage mielleux et conciliant en apparence des sophistes.
Nommez qui vous voudrez au Conseil général; mais si vous voulez faire un acte intelligent et libre, nommez un homme honnête avant tout, qui ne soit pas attaché quand même à son parti et susceptible de faire des concessions dangereuses aux utopistes et aux démagogues.
Source : Gallica

Lettre d'un simple garde national du canton de Cadillac à ses camarades

En effet, si une république sérieuse et honnête s'établit définitivement en France, aucun royaliste n'y fera opposition; tout en croyant qu'il y aurait eu des institutions meilleures à donner à son pays, il se gardera bien d'attaquer celles existantes, préférant le sacrifice de ses opinions aux moyens violents et aux révolutions. Et la république ne pourra être fondée que par la sagesse et la modération des royalistes ! Par qui, au contraire, sera perpétuellement menacée cette jeune république?
Source : Gallica

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