Résumé

Portrait de Jean-Baptiste Boichot Jean-Baptiste Boichot La Question du moment, lettres adressées aux membres du Gouvernement sur la défense nationale… (1870)

Au milieu de ces obstacles que la nature a semés sur toute la surface de notre pays, au milieu de ces phalanges citoyennes animées par le sentiment du droit et de la liberté, au milieu de cette explosion patriotique, que pourraient ces armées qui ne combattent, depuis la chute de l'empire, que pour une vaine gloire et l'ambition des despotes ! La France, en se donnant une organisation qui n'a d'analogie que dans celle de notre grande révolution, assurerait, j'en suis convaincu, le succès de nos armes et le triomphe de la démocratie.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Boichot Jean-Baptiste Boichot La Question du moment, lettres adressées aux membres du Gouvernement sur la défense nationale… (1870)

La France ne rêvait que le repos, le calme et le développement des richesses matérielles. Le sentiment public, façonné à toutes les surprises de l'audace, avait cessé de croire à la justice. L'opinion n'eut plus pour règle que le succès. Aussi n'est-il pas étonnant qu'après les désastres de l'Empire la nation se trouvât dans cet état de marasme, d'inertie et d'affaissement où nous l'avons vue. Pour remédier à la situation, il faut relever les caractères, affranchir les consciences en rendant à chacun son initiative, sa responsabilité.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Boichot Jean-Baptiste Boichot La Question du moment, lettres adressées aux membres du Gouvernement sur la défense nationale… (1870)

Mais que l'ennemi sache bien que nul effort ne peut briser notre unité ou effacer notre nationalité. Le foyer de la Révolution ne périra pas. Comme la vestale antique, la France républicaine garde le feu sacré qui doit régénérer le monde. Qui donc oserait vouloir la déchéance du peuple français, sinon les suppôts de la tyrannie? Qui donc viendrait remplir le vide qu'il laisserait dans le monde si le malheur voulait qu'il disparut? Qui donc pourrait remplacer son génie, son idéal? On peut méconnaître la France, mais on ne peut nier sa philosophie, son initiative et son influence rénovatrice.
Source : Gallica

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