Résumé

Paul Kerlor La voie du progrès, ou République et monarchie jugées par un célèbre républicain… (1881)

« Le pouvoir est comme une balle que l'on s'arrache de l'un à l'autre, et qui passe des rois aux tyrans, des tyrans aux aristocrates et au peuple, et de ceux-ci aux factions et aux tyrans, sans que jamais la même forme de Constitution politique se maintienne longtemps. » (De Republica, liv. I, § 44.)
Cette étude des vicissitudes de l'histoire des peuples conduit Cicéron, comme elle devra toujours conduire un penseur impartial, à rechercher le meilleur des gouvernements, et il donne la formule d'un gouvernement libéral modéré, qui n'est autre que la monarchie constitutionnelle.
Source : Gallica

Paul Kerlor La voie du progrès, ou République et monarchie jugées par un célèbre républicain… (1881)

Cicéron sauva Rome des embûches de Catilina, radical de cette époque; il fut ardemment dévoué à sa patrie.. Ses talents oratoires lui facilitèrent l'entrée des hautes magistratures, d'où il parvint ensuite à la dignité suprême de la république, le Consulat.
Cicéron n'est pas un rêveur, un utopiste. Il n'a pas, comme le grand philosophe Platon, créé une république imaginaire et conforme, non à la réalité historique, mais à l'idéal d'un penseur.
Source : Gallica

Paul Kerlor La voie du progrès, ou République et monarchie jugées par un célèbre républicain… (1881)

La patrie ne nous a point donné la naissance et l'éducation pour n'espérer de nous, en retour, aucun subside alimentaire, dirai-je, et pour être seulement la servante de nos intérêts, fournir un sûr asile à notre oisiveté, un lieu tranquille pour notre repos ; elle entend au contraire avoir un droit privilégié sur les plus nombreuses et les meilleures facultés de notre âme, de notre esprit, de notre raison, et ne nous en laisse, pour notre propre usage, que la part qui lui est inutile à elle-même.
Source : Gallica

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