A. Obert, Fables et poésies diverses dédiées à Béranger (1851)
“ En vain, coureur malhabile, Veut-on rattraper le temps : Quand il passe, il file, file, File emportant nos instants. Ce banquier, pouveau Crésus, A filer aussi supplique, Et file avec nos écus Vers les plaines de Belgique. Une parque à main agile, D'or, parfois, file nos jours, Mais quand elle file, file, Sa sœur en tranche le cours. Gros-Jean reste au cabaret, Il abandonne sa femme ; Le vin le rend guilleret, Il se moque de Madame ; Mais Lison n'est pas facile, Et relance son époux Qui, la voyant, file, file, Qui, la voyant, file doux. ”
