Résumé

A. Obert Fables et poésies diverses dédiées à Béranger (1851)

A la victoire, enfants, il faut courir, Pour son pays c'est trop peu de mourir.
Des Rois ligués les trônes chancelants S'écrouleront au bruit de notre foudre ; Pour culbuter ces maîtres insolents, Que nous faut-il? Du pain et de la poudre.
A la victoire, enfants, il faut courir, Pour son pays c'est trop peu de mourir.
Et toi, Dieu grand, protecteur de nos droits, Père divin, saint bienfaiteur des hommes, Combats pour nous, ou plutôt rends ces Rois Justes, humains : fais-les ce que nous sommes.
A la victoire, enfants, il faut courir, Pour son pays c'est trop peu de mourir.
Source : Gallica

A. Obert Fables et poésies diverses dédiées à Béranger (1851)

Collé, Gallet, Panard, troupe joyeuse, Gais fondateurs de l'immortel caveau, A nos accents votre muse rieuse, Par ses accords, donne un charme nouveau.
De Jovial, ah ! suivons l'habitude : Frondeur, malin, poète et chansonnier, Pour oublier le travail de l'étude, Il feuilletait toujours un chansonnier.
A l'amitié vidons gaîment nos verres, Fussent-ils cent, n'en ayons nul effroi.
Rappelons-nous l'hymne des vieux trouvères : Buveur joyeux est plus heureux qu'un Roi.
D'Epicure Suivons la loi, Enivrons-nous de sa morale pure.
D'Epicure Suivons la loi, Nos ris, nos chants seront de bon aloi.
Source : Gallica

A. Obert Fables et poésies diverses dédiées à Béranger (1851)

Ainsi que vous, amis dans ma jeunesse, J'ai d'Épicure écouté les leçons.
Ce doux passé sourit à ma vieillesse : Je rajeunis aux refrains des chansons.
Salut, salut joyeuse colonie Dont le plaisir seul a dicté les lois; Salut à qui, dans ce siècle d'envie, Du gai Momus écoute encor la voix.
Depuis long-temps j'ai suspendu ma lyre Des chants joyeux s'enfuyait l'âge d'or ; Mais il s'arrête en vous entendant rire.
0 mes amis, je veux chanter encor.
Source : Gallica

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