Joanny Gonindard, Au gré du vent : souvenirs, pour dire entre hommes… (1901)
“ Qui vont s'égosillant par les longs soirs d'été, Infiniment petits qui, par les nuits discrètes, Chantent joyeusement l'hymne de Liberté ! Ce bruit n'est rien d'abord, mais dès que l'on écoute Il augmente et grandit, emplit tout l'horizon, Bientôt devient clameur, et, sous l'immense voûte, On n'entend plus alors que l'immense chanson. C'est un instant béni que l'heure où la nuit tombe En répandant sur nous son ombre et sa fraîcheur, C'est le calme infini, le repos de la tombe, Les pleurs montent aux yeux, la paix descend au coeur. ”
