Joanny Gonindard, Au gré du vent : souvenirs, pour dire entre hommes… (1901)
“ Par les sentiers tout remplis d'aubépines Rentrant le soir, grisés par leur senteur, Sur ton passage, en bouchant leurs narines, Les amoureux sentent une autre odeur. C'est le doux parfum que préfère la terre, Il mûrit les blés, réchauffe les guérets ; C'est le renouveau, c'est l'éternel mystère, Et ce parfum-là : ça en est ! ça en est ! O Roi Soleil ! quand sous ta chaude étreinte La terre en rut, sous ton baiser brûlant, Se donne à toi, se livrant sans contrainte, Ne sens-tu pas son charme pénétrant ? Elle sait bien que le parfum des roses Ne convient pas à votre embrassement ”
